Féministes, ne coupez pas le fil

La déclaration de la ministre de la Condition féminine et le tapage médiatique qui a suivi a fait couler beaucoup de commentaires dans les journaux et sur Twitter.

Disons-le haut et fort, il n’y a pas 50 nuances de gris dans le mot « féministe ».

Il y a 30 ans, les femmes se sont débattues pour continuer à faire respecter leurs droits, droits gagnés à la dure par leurs prédécesseurs. Je suis de celles-là, les baby-boomers.

Puis, la nouvelle génération tente d’en faire autant. Je les observe. Elles sont essoufflées, autant que je l’étais lorsque je jonglais avec le duo famille-travail. Les conditions se sont quand même améliorées. Pas autant que mes pairs l’avaient rêvé. Nos filles devenues mamans ont besoin encore de leurs mères pour les aider dans cette bataille contre le temps pour remplir les tâches de la maison et au bureau ainsi que leurs responsabilités maternelles. Alors, plusieurs femmes de mon âge devenues grands-mères s’occupent de leurs petits-enfants, souvent seules, leurs hommes profitant de leur retraite pour se reposer.

Oui, le féminisme a encore sa raison d’être. Nuancé peut-être. Peut-être même plus foncé.

 

 

 

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