Les médias sociaux, toute une galère!

À peine mon premier roman sorti de chez l’imprimeur, mes enfants m’ont dit :

– M’man, il faut que tu sois présente sur les médias sociaux !

– Bon ! Je vais m’activer sur Twitter

–  Il y a Facebook, aussi.

– D’accord, je vais m’y mettre.

– N’oublie pas de créer un blogue et un site Web.

– Ah oui ?

– C’est sûr ! C’est « full » important !

– Hum, vous n’oubliez rien ? ai-je dit, un peu dépitée.

– Instagram, ce n’est pas pour toi, peut-être Linkedin…

– Une grosse frite avec l’extra large, plate-forme Twitter ? leur ai-je répondu.

N’empêche que dans la foulée du premier tirage de mon livre, j’ai entrepris un processus de visibilité sur presque tous les médias sociaux. Mais Twitter, «eille», ce n’est pas de la tarte! Au début, j’étais comme une touriste essoufflée par un long voyage et qui débarquait sur une plage de la Floride bondée de monde de tous âges et de tous les milieux. Timide, je me suis installée dans mon coin cherchant un peu de soleil, question de voir ce qui passait. Puis au fur et à mesure, j’ai vu défiler des gazouillis plus ou moins gracieux. Pas gêné ce monde-là ! Comme ceux qui paradent en maillot de bain en montrant leur « craque » de fesses! Avec le tapage médiatique sur la liberté d’expression, plusieurs se sont insultés. Heu ? Dans mon temps, on se régalait avec « La guerre des tuques ». La guerre des tweets, ce n’est pas drôle du tout. Vais-je continuer à être présente sur Twitter malgré cela ? Oui, puisque de cette façon, je prends connaissance des opinions de plusieurs internautes et me positionne plus fermement quant à mes propres valeurs. Mettre avec respect son grain de sable, ou de sel c’est selon, dans la twittosphère est primordial pour installer une culture du bon goût et montrer l’exemple à la future génération. Et maintenant, j’apprends qu’une personnalité publique est victime de harcèlement sexuel par le biais de Facebook. En plus de se battre contre les gestes à caractère sexuel dans les entreprises, dans les rues, dans la vie de tous les jours finalement, des femmes se font intimider et même menacer par des internautes, des vicieux terrés dans leur sous-sol de leur maison et qui s’amusent à écrire des messages dégueulasses. Me voilà complètement abasourdie par des comportements aussi indignes. Vais-je continuer à être présente sur Facebook malgré tout? Oui, mais que j’en voie pas un ou une qui m’écrive un message ignoble, je ne me gênerai pour dénoncer cette personne. Bravo à Mélanie Ménard, d’avoir eu le courage de l’avoir fait en informant ses fans Facebook et la police.

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